Ca y est !
Je me suis enfin trouvé quelques minutes pour rédiger un article... ^^
Samedi dernier, plus précisément le 14 octobre 2006, date attendue avec impatience, j'ai assisté à la cérémonie d'ouverture de Lille 3000. Pourquoi avec impatience ? Parce qu'une de mes amies proches dansait sur cette cérémonie.
Sur un plan artistique, c'était admirable. Comme souvent, on a pu regarder avec beaucoup d'intérêt des danseurs se mouvoir assez gracieusement, mais le supplément était l'originalité des chorégraphies. Les musiques l'étaient un peu moins : inspiration indoue respectée, mais mixage techno un peu trop conforme à mon goût...
L'ancienne capitale européenne de la culture devait certainement son titre à l'imagination dont elle faisait preuve pour de tels projets, et à une fois de plus, ils sont parvenus à rassembler du monde pour les festivités. En l'occurrence, l'idée de thématiser trois mois lillois avec l'Inde m'a paru très prometteuse.
Une culture très différente à la nôtre, une musique traditionnelle très reconnaissable, pas moins pour la danse, un cinéma « Bollywood » de référence mondiale, une capitale vue par certaines projections comme la future Tokyo d'ici 2020... En tous points de vue une idée intéressante, que ce soit culturellement ou diplomatiquement.
Cependant (« ah, voilà, il pouvait pas s'empêcher de dire du mal ! »), le petit hic, la grosse cacahuète, l'énorme erreur, c'était l'organisation !
La aussi, Lille est fidèle à sa réputation, et on peut dire que la communication au sein même des intervenants a été un fiasco total !
Pour commencer, les danseurs, qui n'avaient pas été prévenus de l'endroit exact où ils devraient se produire, ont dû se frayer un chemin parmi la masse plutôt dense des spectateurs. D'abord traverser la place de l'Opéra de Lille étouffé par la foule, puis courir tout le long de la rue Faidherbe, et tout cela en costume, s'il vous plait !, ce n'était pas l'idéal pour des danseurs censés intervenir l'instant d'après !
Mais pour moi, le plus révoltant a été la situation suivante : un groupe de danseurs (faisait comme ils font toujours... ah comment ça s'appelle, déjà ? ah oui !) dansait sur une scène magistrale érigée pour l'occasion au milieu de la Grand-Place quand soudain, et de façon totalement impromptue, la musique s'arrêta nette ! Tous les regards se tournèrent vers le DJ, qui n'avait pas l'air de comprendre plus que nous ce qui se passait.
Nous sûmes plus tard que pour éviter que le public ne sache plus quoi regarder, il ne devait pas y avoir deux spectacles simultanés au même endroit. Par conséquent, la musique et la danse devaient s'arrêter instamment afin de laisser passer le défilé. Bien entendu, aucune précaution n'a été prise : les artistes concernés ne sont pas au courant, et on ne baisse même pas le volume progressivement – à croire qu'ils ne connaissent pas le fondu ! Et pour couronner le tout, la chorégraphie entamée, non contente d'être interrompue de façon irrespectueuse pour le public et les artistes, prendra fin tout court, puisqu'on demandera à un groupe suivant de s'installer pour se produire dès que le défilé sera passé !
Cette comédie s'est répétée plusieurs fois...
Et encore, je passerai rapidement sur les groupes de danseurs qui se déplaçaient individuellement jusqu'à une scène qu'on leur indiquait, quelque part en centre-ville, la minute précédente. Nous avons rencontré un groupe qui « croyait devoir suivre le défilé » et un autre qui a « été appelé à jouer sur cette scène une demi-heure plus tôt car ils n'avaient personne » !
Ceci s'explique très simplement par un splendide sens de l'organisation : une réunion avait été effectuée (je n'ose même pas dire « organisée » !^^) la veille au soir, pour que les responsables de chaque équipe de danseur puissent mettre en commun ce qu'ils montaient. Je dis bien, la veille. Pas de répétition commune, et aucune idée des heures de passage, et pire... aucune idée des lieux !
Ce fossé qui sépare la performance artistique de la logistique rappelle inévitablement la cérémonie d'ouverture de Lille 2004, le 6 décembre 2003...
Vous remarquerez que je prends soin de n'accuser personne en particulier, et pour cause : personne ne peut prétendre savoir à qui la faute. Et je ne prétends pas non plus que j'aurais été capable de faire cela... au contraire ! (éh oui, il est des paragraphes qu'il est triste de devoir ajouter !)
Je me suis enfin trouvé quelques minutes pour rédiger un article... ^^
Samedi dernier, plus précisément le 14 octobre 2006, date attendue avec impatience, j'ai assisté à la cérémonie d'ouverture de Lille 3000. Pourquoi avec impatience ? Parce qu'une de mes amies proches dansait sur cette cérémonie.
Sur un plan artistique, c'était admirable. Comme souvent, on a pu regarder avec beaucoup d'intérêt des danseurs se mouvoir assez gracieusement, mais le supplément était l'originalité des chorégraphies. Les musiques l'étaient un peu moins : inspiration indoue respectée, mais mixage techno un peu trop conforme à mon goût...
L'ancienne capitale européenne de la culture devait certainement son titre à l'imagination dont elle faisait preuve pour de tels projets, et à une fois de plus, ils sont parvenus à rassembler du monde pour les festivités. En l'occurrence, l'idée de thématiser trois mois lillois avec l'Inde m'a paru très prometteuse.
Une culture très différente à la nôtre, une musique traditionnelle très reconnaissable, pas moins pour la danse, un cinéma « Bollywood » de référence mondiale, une capitale vue par certaines projections comme la future Tokyo d'ici 2020... En tous points de vue une idée intéressante, que ce soit culturellement ou diplomatiquement.
Cependant (« ah, voilà, il pouvait pas s'empêcher de dire du mal ! »), le petit hic, la grosse cacahuète, l'énorme erreur, c'était l'organisation !
La aussi, Lille est fidèle à sa réputation, et on peut dire que la communication au sein même des intervenants a été un fiasco total !
Pour commencer, les danseurs, qui n'avaient pas été prévenus de l'endroit exact où ils devraient se produire, ont dû se frayer un chemin parmi la masse plutôt dense des spectateurs. D'abord traverser la place de l'Opéra de Lille étouffé par la foule, puis courir tout le long de la rue Faidherbe, et tout cela en costume, s'il vous plait !, ce n'était pas l'idéal pour des danseurs censés intervenir l'instant d'après !
Mais pour moi, le plus révoltant a été la situation suivante : un groupe de danseurs (faisait comme ils font toujours... ah comment ça s'appelle, déjà ? ah oui !) dansait sur une scène magistrale érigée pour l'occasion au milieu de la Grand-Place quand soudain, et de façon totalement impromptue, la musique s'arrêta nette ! Tous les regards se tournèrent vers le DJ, qui n'avait pas l'air de comprendre plus que nous ce qui se passait.
Nous sûmes plus tard que pour éviter que le public ne sache plus quoi regarder, il ne devait pas y avoir deux spectacles simultanés au même endroit. Par conséquent, la musique et la danse devaient s'arrêter instamment afin de laisser passer le défilé. Bien entendu, aucune précaution n'a été prise : les artistes concernés ne sont pas au courant, et on ne baisse même pas le volume progressivement – à croire qu'ils ne connaissent pas le fondu ! Et pour couronner le tout, la chorégraphie entamée, non contente d'être interrompue de façon irrespectueuse pour le public et les artistes, prendra fin tout court, puisqu'on demandera à un groupe suivant de s'installer pour se produire dès que le défilé sera passé !
Cette comédie s'est répétée plusieurs fois...
Et encore, je passerai rapidement sur les groupes de danseurs qui se déplaçaient individuellement jusqu'à une scène qu'on leur indiquait, quelque part en centre-ville, la minute précédente. Nous avons rencontré un groupe qui « croyait devoir suivre le défilé » et un autre qui a « été appelé à jouer sur cette scène une demi-heure plus tôt car ils n'avaient personne » !
Ceci s'explique très simplement par un splendide sens de l'organisation : une réunion avait été effectuée (je n'ose même pas dire « organisée » !^^) la veille au soir, pour que les responsables de chaque équipe de danseur puissent mettre en commun ce qu'ils montaient. Je dis bien, la veille. Pas de répétition commune, et aucune idée des heures de passage, et pire... aucune idée des lieux !
Ce fossé qui sépare la performance artistique de la logistique rappelle inévitablement la cérémonie d'ouverture de Lille 2004, le 6 décembre 2003...
Vous remarquerez que je prends soin de n'accuser personne en particulier, et pour cause : personne ne peut prétendre savoir à qui la faute. Et je ne prétends pas non plus que j'aurais été capable de faire cela... au contraire ! (éh oui, il est des paragraphes qu'il est triste de devoir ajouter !)
